A Taipei pour quelques jours, j'ai voulu aller là où je n'avais jamais encore mis les pieds. Même après avoir passé un an dans cette ville, il me reste beaucoup à découvrir à Taipei et dans les environs, sans compter ce que je veux redécouvrir.
Replongée dans la vie urbaine à 100 à l'heure, je n'ai jusqu'à présent pas eu beaucoup de temps pour la raconter.
Avant de zoomer sur les différents endroits que j'ai parcouru ces derniers jours, comment, en introduction, décrire mes impressions concernant cette ville ?
Au premier abord, je dirais que c'est une ville grise et dense.
A vrai dire assez inesthétique avec ses bâtiments rectangulaires couleur cendre serrés les uns contre les autres, avec les barreaux aux fenêtres qui ne permettent pas de distinguer la vie dans les foyers. Il pleut très régulièrement et le ciel est davantage gris que bleu.
Parfois, il n'y a pas de trottoirs, il faut marcher sous les arcades des boutiques. Et le sol n'est pas uniforme, il n'est pas toujours plat. Il faut faire attention aux marches innatendues et esquiver les présentoirs, les scooters et les vélos qui sont stationnés en plein milieu. J'ai entendu quelque part que ces obstacles à une marche sereine permettaient d'éloigner les mauvais esprits. Quand il n'y a ni trottoirs, ni arcades, ce qui est souvent le cas dans les ruelles, on marche directement sur la route, en faisant attention aux scooters et aux voitures.
La ville est bruyante : les nombreux véhicules qui circulent et qui démarrent, les clignotants sonores des bus, le métro aérien qui passe, les annonces publicitaires des magasins...
Ceci dit, je trouve la ville fascinante.
Le chaos urbain, lié à une urbanisation trop rapide, est justement ce qui donne son charme à la ville. Chaque endroit est unique, même si a priori tout pourrait se ressembler. Les boutiques en tout genre se succèdent à l'infini et le nombre impressionnant d'échoppes vendant de la nourriture et de petits restaurants laisse imaginer les trésors culinaires que l'on peut déguster à chaque coin de rue. La ville est parsemée de temples, grands, petits ou minuscules, dont les nombreuses couleurs contrastent avec les façades souvent maussades des immeubles. Il n'existe pas vraiment de centre ville, au sens européen du terme. Chaque quartier, qu'il soit moderne ou ancien, possède sa propre atmosphère et ses centres d'intérêt.
Quand la nuit tombe, en fin d'après-midi, l'architecture des bâtiments s'efface et laisse place aux multiples enseignes lumineuses des magasins. C'est à ce moment-là que la ville est la plus animée. Les marchés de nuit ouvrent et sont très fréquentés. On peut y déguster de nombreuses petites spécialités tout en faisant les boutiques et en se laissant porter par la foule.
Selon moi, Taipei est aussi une jungle urbaine dans tous les sens du terme. Les arbres, souvent grands et noueux, cohabitent avec les immeubles. Et surtout, les montagnes, très vertes et avec des forêts tropicales denses, entourent la ville et la font respirer, du moins visuellement. En s'éloignant du coeur de la ville on peut donc facilement se retrouver dans la nature et faire des randonnées
Enfin, le charme de la ville est intrinsèquement lié à ses habitants et à leur hospitalité. La ville est extrêmement peuplée et me donne une impression de grande diversité, en termes d'âge et de classe sociale (il faut dire que mes yeux d'occidentale n'arrivent pas vraiment à distinguer les riches des pauvres par leur allure). En quelques jours, j'ai eu l'occasion de faire plusieurs rencontres et il me semble plus facile de décrire les habitants à travers les rencontres particulières que j'ai pu faire que par des généralités. Mes prochains billets comporteront donc quelques portraits.
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