mercredi 5 décembre 2012

Soirée à Taipei

Portrait : Claire
Tout comme Jasmine, je connais Claire depuis un certain temps. Elle était aussi dans la même université taïwanaise que moi et faisait partie des "volontaires" prêts à aider les étudiants étrangers. Claire est la Taïwanaise la plus farfelue que je connaisse. Jasmine dit souvent "she is really a legend". Quant à moi j'utilise l'expression "she lives on the moon".
Comment la décrire ? Pour la partie la plus cohérente, je dirais qu'elle fait partie des personnes qui ont toujours l'air heureuses. Son sourire, qui se lit sur ses lèvres et dans ses yeux, ne semble jamais s'effacer. C'est une fille intelligente et curieuse. Elle aime la culture française : elle a pris quelques cours de français et possède un agenda Le Petit Nicolas. Elle aime la culture tout court, particulièrement le cinéma et son agenda est rempli de tickets de cinéma, des films taiwanais et des films étrangers, des blockbusters et des films d'art et d'essai. A l'université, elle étudiait la littérature chinoise et a travaillé pendant un temps dans une galerie d'art. Voilà pour la partie cohérente.
Son côté farfelu se dévoile à travers plusieurs anecdotes, plus ou moins drôles. Elle est tantôt étourdie, tantôt extra-ordinaire, tantôt incompréhensible. Un jour alors qu'elle était étudiante, elle a décidé d'acheter deux bouteilles de champagne très onéreuses et les a bues, juste comme ça, sans raison particulière. Un autre jour, alors qu'elle était très fatiguée, au lieu d'appuyer sur la chasse d'eau, elle a pressé par erreur le bouton d'urgence dans les toilettes d'un restaurant : plusieurs personnes sont venues pour la secourir mais elle a réussi à les convaincre de ne pas défoncer la porte. Elle était tellement embarrassée qu'elle est restée enfermée dans les toilettes pendant deux heures avant d'oser en sortir. Elle est aussi sortie pendant plusieurs mois avec un homme de quarante ans. Il y a plus d'un an, sans motif valable, elle a abandonné l'université avant d'être diplômée. Récemment, elle est devenue tradeuse (???) dans une grande entreprise. Elle gagnait un très bon salaire mais a fini par arrêter car elle travaillait trop et a fini par mettre sa santé en danger. Maintenant elle est assistante dentaire mais pense que cela sera temporaire car elle gagne trop peu d'argent.

La soirée que j'ai passée avec elle et des amies à Taipei la semaine dernière résume en quelque sorte la personnalité de Claire (insolite-incompréhensible / cultivée-raffinée).
C'est elle qui avait choisi les endroits où nous allions passer la soirée, à savoir un restaurant et un bar.
Pour commencer, elle a choisi un restaurant indien, qu'elle nous a décrit comme très bon et renommé. C'était le weekend et je crois qu'elle a réussi à nous trouver le seul restaurant vide de Taipei. Aucun client à l'intérieur. Le gérant ne parlait pas Chinois et n'était pas spécialement aimable. Et alors qu'il n'avait que quatre clientes à gérer (c'est-à-dire nous), il a réussi à oublier de préparer le plat qu'une amie avait commandé ! Mais final la nourriture n'était pas mauvaise, même si un peu chère.
Ensuite, nous devions aller dans un bar situé à dix minutes à pied du restaurant. Je dois avouer qu'après l'expérience du restaurant vide, je me demandais dans quel genre d'endroit nous allions bien pouvoir atterrir. Mais au moins avec Claire on ne s'ennuie jamais. Elle créée toujours des aventures à raconter. Il s'est avéré que le bar était vraiment agréable, un peu chic mais très abordable. C'est en fait un bar-restaurant-galerie avec un bout de plafond en verre (pour observer le ciel) et deux petites terrasses. Certains tableaux sont exposés dans le bar restaurant, et le reste des oeuvres se trouve à l'étage. Il y avait notamment plusieurs tableaux que j'ai bien aimés, représentant Chiang Kaï-Chek et Mao côte à côte, buvant une bière ensemble. Sur certains tableau la bière est en question est chinoise (Tsing Tao), sur d'autre elle est taïwanaise (Taiwan Beer).

Photo 1: Claire

Photo 2 : Aperçu du bar en question, avec un des tableaux exposés (et le gérant du bar qui fait le pitre)

lundi 3 décembre 2012

La vallée de Maokong et les maisons de thé de Muzha

Vendredi dernier je me suis rendue dans la vallée de Maokong, très accessible depuis Taipei grâce au métro et au téléphérique. Le beau temps n'était pas au rendez-vous mais j'ai quand même voulu y aller car le téléphérique allait fermer trois jours plus tard pendant quelques semaines pour sa maintenance annuelle.

Portrait : le Businessman
Sur le chemin (dans le métro), j'étais assise à côté d'un Taiwanais qui devait avoir la cinquantaine et nous avons fait connaissance durant une quinzaine de minutes. Après m'avoir posé les questions habituelles : depuis combien de temps j'étais arrivée à Taiwan, combien de temps je restais, quels endroits j'avais visité, si j'aimais Taiwan etc., j'ai appris qu'il travaillait dans une entreprise spécialisée dans les accessoires pour téléphones portables et tablettes. Il a sorti de son portefeuille des échantillons des produits phares de son entreprise, à savoir des autocollants publicitaires qui peuvent se coller sur les téléphones portables et les tablettes et qui servent à nettoyer les écrans. L'idée est de fabriquer ces supports sur mesure pour n'importe quelle entreprise désirant faire de la publicité. Ils seront ensuite distribués gratuitement aux clients de ces entreprises, aux usagers, aux passants etc. Businessman ayant appris que j'avais étudié les sciences politiques m'a ainsi montré un autocollant commandé par le gouvernement Taiwanais, recommandant de ne pas boire et conduire, qui peut se coller sur le rétroviseur de la voiture. Businessman m'a par ailleurs assuré que ses autocollants étaient lavables et toujours collants. Il m'a également donné un autocollant gratuitement, qui comporte une publicité pour une marque de bière taiwanaise. Pourquoi, parmi ses nombreux échantillons a-t-il choisi pour moi celui pour de la bière ? Ca reste un mystère. Sous ses yeux attentifs, j'ai du tester le produit, c'est-à-dire essuyer mon écran et coller le produit derrière mon téléphone portable. Il m'a aussi donné sa carte de visite pour que je pense à lui quand je travaillerais. Bref, j'ai donc compris que certains Taiwanais sont non seulement très aimables, mais aussi doués pour le commerce.

Je suis donc arrivée au téléphérique avec pour idée en tête de profiter, malgré la pluie, de la vue sur les montagnes environnantes et de tester ensuite dans une des nombreuses maisons de thé. Lors du trajet aller, il faisait jour, et le trajet d'environ trente minutes était conforme à mes attentes, avec de très beau paysages de forêt verdoyante. A noter que le sol de la cabine était transparent. Une fois arrivée au terminus du téléphérique et en haut de la "montagne" de 300 mètres d'altitude, j'ai contemplé la tombée de la nuit dans une maison de thé devant une tasse de thé Oolong (un thé partiellement fermenté c'est-à-dire ni vert ni noir). Pour le trajet retour, j'étais seule dans le téléphérique, dans le noir, à observer les lumières lointaines de la ville qui brillaient au loin, dans un silence entrecoupé par le bruit des torrents parcourant les montagnes.

(Pour le moment, toutes les photos ne sont pas organisées, pas intégrées au texte, ni même mises dans le bon sens :-/ j'essayerais d'arranger ça plus tard si j'ai accès à un vrai ordinateur)

Le musée national d'histoire

Ma première visite du séjour fut le musée national d'histoire.
Il est bien plus modeste que le plus connu musée national du palais (que j'ai visité déjà plusieurs fois et qui présente une collection impressionnante de trésors chinois en tout genre), mais il vaut néanmoins le détour : bronzes, jades, poteries, porcelaines, monnaies, sculptures... Il y avait également une exposition temporaire avec différentes peintures de différents pays (asiatiques et occidentaux) assez intéressante par sa diversité. Il y avait ainsi tout aussi bien un tableau de Monet qu'une peinture (sculpture ?) représentant des caractères (anciens caractères chinois je suppose) "écrits" avec... des cheveux noirs entrelacés.
Le café du musée  avec vue sur le lac de lotus (photos n°1 et 3) valait aussi le détour, encore plus quand les lotus sont en fleur.

Portrait : un jeune employé du musée avec lequel j'ai discuté lors de ma visite (photo n°2).
Alors que je déambulais parmi les différentes collections d'objets, je sentais un regard insistant (mais amical) de la part des gardes du musée. Ils hochaient la tête et me souriaient dès que je passais devant eux. L'un des employés est venu me parler en anglais et m'a demandé ma nationalité, puis est parti reporter cette précieuse information aux gardes. Un peu plus tard, l'employé est revenu me parler davantage, en me demandant notamment si j'aimais ce musée et ce que je préferais. Puis ce fut mon tour de lui poser quelques questions. Il m'a dit qu'il travaillait dans ce musée depuis tout récemment, un mois environ, et qu'il travaillait 22 jours par mois. Il aime son travail mais il n'aime pas trop l'ambiance avec ses collègues, notamment car il doit se battre pour prendre ses jours de repos. BIen entendu, il travaille le weekend. Auparavant, il a étudié en Ecosse à l'université d'Edimbourg et a été embauché dans ce musée pour faire des visites et des commentaires en anglais. A ce que j'ai compris, pour le moment il se forme et doit apprendre l'histoire de chaque objet exposé.

Beitou

Portrait : Jasmine (photo 1)
Je n'avais pas encore parlé de Jasmine, qui m'a accueillie à Taipei depuis mon retour à Taiwan. Je l'ai rencontrée il y a trois ans alors que je venais juste d'arriver à Taipei pour mon année de mobilité à l'étranger. Elle étudiait dans la même université et était ma marraine, chargée de m'aider à m'installer. Je me souviens de la première fois que je l'ai aperçue sous le préau de l'université. Elle était bien plus grande que moi, portait un mini short et avait peint ses ongles en rouge. C'était un après-midi de mois d'août et il faisait une chaleur étouffante. Elle étudiait la philosophie, parrainait pour la première fois un étudiant étranger et n'avait jamais voyagé hors de Taiwan. Dès le début j'ai pensé que nous allions bien nous entendre. Je n'ai pas particulièrement constaté que nous avions des points communs mais j'ai senti qu'elle comprenait nos différences.
Depuis ce temps-là, nous sommes devenues amies. Elle m'a aidé mille fois : pour les premiers achats, pour les formalités administratives, pour déménager, pour visiter, pour voyager et pour comprendre les habitudes taiwanaises. Sans elle, je ne verrais pas Taiwan de la même façon. Nous sortions souvent ensemble et depuis mon retour en France nous sommes toujours restées en contact.
Jasmine possède une curiosité et une ouverture d'esprit que j'apprécie beaucoup et est dotée d'un sens pratique surdéveloppé. Elle mange ses chips avec des baguettes pour ne pas se graisser les doigts, elle nettoie son mini studio avec les rouleaux adhésifs qui servent à enlever les bouloches sur les vêtements, elle check google street view avant de se rendre dans un endroit inconnu, elle sèche plus rapidement sa salle de bain après la douche en utilisant un petit ventilateur, elle range ses couverts dans le congélateur pour économiser de la place.
L'année dernière, elle est partie voyager deux mois et demi en Europe. Aujourd'hui, elle fait un master "philosophy of mind and cognition" dans une très bonne université de Taipei et jongle entre ses études (qui lui demandent beaucoup de travail personnel) et les sorties.

Samedi dernier, nous sommes allées ensemble avec Jasmine à Beitou (situé à 15 min en métro du studio de Jasmine), afin de visiter un peu les environs et de profiter des sources d'eau chaude. Malgré la pluie, nous nous sommes rendues aux bassins publics (photo 2), qui sont en extérieur. L'entrée coûte seulement 40 NTD (1 euro). Les bassins sont répartis sur trois niveaux. Le niveau le plus bas correspond au bassin dont la température est la moins élevée (entre 38 et 41 degré). Puis, plus on monte, plus les bassins sont chauds. Sur la droite il y a aussi des bassins d'eau froide (non visibles sur la photo 2). La température du bassin du premier niveau était très agréable. Au deuxième niveau, j'ai eu un peu plus de mal à rentrer. Au troisième niveau, j'ai descendu deux marches et je suis ressortie, les mollets en feu, pour retourner au deuxième niveau. Après avoir mijoté un peu moins de 10 minutes, j'ai voulu tester le bassin d'eau froide. Je me suis donc immergée jusqu'au cou, et j'ai découvert à ce moment-là une sensation inédite : une impression de fraicheur, comme celle que l'on ressent dans la bouche quand on prend un bonbon à la menthe forte, dans tout le corps. A essayer absolument ! Je dois par contre avouer que cette expérience du bassin froid m'a fait tourner la tête pendant quelques minutes, mais la découverte d'une nouvelle sensation en valait la peine.

Photo 3 : la bibliothèque de Beitou

Photo 4 : le lac bouillonant et fumant de Beitou

dimanche 2 décembre 2012

Taipei et ses environs


A Taipei pour quelques jours, j'ai voulu aller là où je n'avais jamais encore mis les pieds. Même après avoir passé un an dans cette ville, il me reste beaucoup à découvrir à Taipei et dans les environs, sans compter ce que je veux redécouvrir.

Replongée dans la vie urbaine à 100 à l'heure, je n'ai jusqu'à présent pas eu beaucoup de temps pour la raconter.

Avant de zoomer sur les différents endroits que j'ai parcouru ces derniers jours, comment, en introduction, décrire mes impressions concernant cette ville ?

Au premier abord, je dirais que c'est une ville grise et dense.

A vrai dire assez inesthétique avec ses bâtiments rectangulaires couleur cendre serrés les uns contre les autres, avec les barreaux aux fenêtres qui ne permettent pas de distinguer la vie dans les foyers. Il pleut très régulièrement et le ciel est davantage gris que bleu.
Parfois, il n'y a pas de trottoirs, il faut marcher sous les arcades des boutiques. Et le sol n'est pas uniforme, il n'est pas toujours plat. Il faut faire attention aux marches innatendues et esquiver les présentoirs, les scooters et les vélos qui sont stationnés en plein milieu. J'ai entendu quelque part que ces obstacles à une marche sereine permettaient d'éloigner les mauvais esprits. Quand il n'y a ni trottoirs, ni arcades, ce qui est souvent le cas dans les ruelles, on marche directement sur la route, en faisant attention aux scooters et aux voitures.
La ville est bruyante : les nombreux véhicules qui circulent et qui démarrent, les clignotants sonores des bus, le métro aérien qui passe, les annonces publicitaires des magasins...

Ceci dit, je trouve la ville fascinante.

Le chaos urbain, lié à une urbanisation trop rapide, est justement ce qui donne son charme à la ville. Chaque endroit est unique, même si a priori tout pourrait se ressembler. Les boutiques en tout genre se succèdent à l'infini et le nombre impressionnant d'échoppes vendant de la nourriture et de petits restaurants laisse imaginer les trésors culinaires que l'on peut déguster à chaque coin de rue. La ville est parsemée de temples, grands, petits ou minuscules, dont les nombreuses couleurs contrastent avec les façades souvent maussades des immeubles. Il n'existe pas vraiment de centre ville, au sens européen du terme. Chaque quartier, qu'il soit moderne ou ancien, possède sa propre atmosphère et ses centres d'intérêt.
Quand la nuit tombe, en fin d'après-midi, l'architecture des bâtiments s'efface et laisse place aux multiples enseignes lumineuses des magasins. C'est à ce moment-là que la ville est la plus animée. Les marchés de nuit ouvrent et sont très fréquentés. On peut y déguster de nombreuses petites spécialités tout en faisant les boutiques et en se laissant porter par la foule.

Selon moi, Taipei est aussi une jungle urbaine dans tous les sens du terme. Les arbres, souvent grands et noueux, cohabitent avec les immeubles. Et surtout, les montagnes, très vertes et avec des forêts tropicales denses, entourent la ville et la font respirer, du moins visuellement. En s'éloignant du coeur de la ville on peut donc facilement se retrouver dans la nature et faire des randonnées

Enfin, le charme de la ville est intrinsèquement lié à ses habitants et à leur hospitalité. La ville est extrêmement peuplée et me donne une impression de grande diversité, en termes d'âge et de classe sociale (il faut dire que mes yeux d'occidentale n'arrivent pas vraiment à distinguer les riches des pauvres par leur allure). En quelques jours, j'ai eu l'occasion de faire plusieurs rencontres et il me semble plus facile de décrire les habitants à travers les rencontres particulières que j'ai pu faire que par des généralités. Mes prochains billets comporteront donc quelques portraits.

mercredi 28 novembre 2012

Train- avion- avion- bus- métro

Mon voyage a commencé un mardi matin très tôt sous une pluie battante et s'est terminé plusieurs milliers de kilomètres plus tard, un mercredi après-midi, toujours sous une pluie  battante.

Entre temps, le trajet s'est plutôt bien déroulé. J'ai même eu droit pendant les deux vols à un confort non négligeable : côté hublot sans personne côté couloir donc à la fois le payasage et la liberté de mouvement.

A noter que lorsque j'attendais l'avion en salle d'embarquement à Paris, j'ai pu m'occuper en regardant le numéro joué par un Papy Chinois à l'âge assez avancé. Visiblement un peu paumé, il faisait les cent pas devant la porte d'embarquement tout en criant aux hôtesses et à qui voulait l'entendre des mots en chinois que je ne comprenais pas. Je crois qu'il voulait absolument embarquer. Une fois dans l'avion, il s'est avéré qu'il était placé juste derrière moi. Pendant les quelques onze heure de vols, j'ai donc eu droit à quelques nouveaux numéros :
- tentative de séduction de sa voisine Japonaise qui ne parlait pas le chinois ;
- puis agacement devant l'écran de télévision et appels nombreux et répétés auprès de l'hôtesse et du steward pour essayer de faire fonctionner cette technologie ;
- commentaires divers programmés au minimum tous les quarts d'heure (même pendant sa sieste)
- disparition mystérieuse pendant plusieurs heures
- enfin, réapparition (tout aussi mystérieuse) au moment de l'atterrissage, accompagné de commentaires entre la peur et l'admiration.
Je tiens à préciser que ce Papy avait une bonne tête : je retiens surtout ses petites lunettes rondes et les decorations épinglées sur sa veste. Son apparence joyeuse de Papy paumé (un Woody Allen version asiatique) m'a empêchée de lui en vouloir pour ses numéros parfois un peu trop bruyants.

J'ai volé avec la compagnie aérienne China Eastern Airline, qui, à la fin du vol long, nous a offert en vidéo un cours de "sunshine chalistenics". La gymnastique douce rayon de soleil. Des étirements et des mouvements suggérés en vidéos par une hôtesse de l'air dans un avion et un groupe de personnes dans un parc. C'était plutôt étonnant de voir une bonne partie des passagers reproduire ces gestes. Un genre de flasmob dans les airs.

J'ai aussi fait la rencontre d'une Shanghaienne très sympathique qui m'a fait regretter de ne pas avoir eu assez de temps pour visiter un peu la ville pendant ma "courte" escale de cinq heures.

C'était par ailleurs la première fois que je "visitais" l'aéroport de Shanghai Pudong. Jusqu'à récemment, il était impossible de prendre un vol direct entre la Chine et Taiwan. J'ai d'ailleurs eu un petit moment de flottement lors de la correspondance. Suivre la flèche vols internationaux ou vols domestiques ? Je me suis dirigée vers les vols internationaux et un deuxième panneau m'a confirmé dans ce choix : "International flights and Hong Kong Macau Taiwan". Je comprends donc que Taiwan ne fait pas partie du pays, mais n'est pas non plus à l'étranger (mais un peu quand même car avec les vols internationaux) ^^. Je retiens de cet aéroport qu'il est immense et que je n'ai pas pu trouver y une horologe afin de vérifier le temps qu'il me restait avant de redécoller.

Arrivée à Taipei, j'ai retrouvé Jasmine (qui m'accueille pendant quelques jours à Taipei). Pour bien commencer mon séjour, nous sommes allés dîner dans mon restau de nouilles au boeuf préféré, "comme au bon vieux temps", et je me suis procurée un numéro de téléphone taiwanais.

J'ai passé la nuit dans le petit studio étudiant de Jasmine. Il a plut fort toute la nuit et l'air était moite, j'ai retrouvé cette odeur souffrée d'humidité qui n'existe pas en France. Il devrait pleuvoir toute la semaine à Taipei. J'ai prévu de rester ici jusqu'à la fin de la semaine.

Maintenant ou jamais : retour à Taiwan

Trois ans après, me voilà de retour à Taiwan.

Trois semaines, pour de nouvelles aventures : redécouvrir l'île, revoir des amis et rencontrer d'autres lieux et d'autres personnes.

Une parenthèse, entre mes études et ma vie professionnnelle. Certains enchaînent directement diplôme et travail, d'autres font le tour du monde. J'ai décidé de partir un peu, enfin de revenir, pour mieux repartir.

La reprise de ce blog inachevé me permettra de partager mes aventures, mais aussi d'en conserver une trace.

Sur ce, bon voyage virtuel !